Pour tous les patients
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dernière mise à jour le 03/02/2026
Mesures Associées
Diversification alimentaire :
- Nous recommandons de réaliser une diversification alimentaire pour tous les aliments comme recommandé en population pédiatrique générale, et le plus précocement possible, dès 4 mois. Il ne faut pas réaliser d’éviction préventive. Il n’y a pas à ce jour de protocole défini pour l’introduction des différents aliments chez l’enfant atteint de DA.
Allergies :
- Ne pas réaliser de bilan allergologique ni de régimes alimentaires systématiques dans le cadre de la prise en charge de la dermatite atopique.
- Un bilan allergologique est recommandé en cas de réaction immédiate de type IgE-médiée, éventuellement suivie d’une exacerbation de DA.
- Il n’est que suggéré en cas de DA modérée ou sévère avec suspicion d’aggravation après une prise alimentaire, sans réaction immédiate initiale. Ce bilan doit être exhaustif : histoire clinique détaillée, recherche d’IgE spécifiques, tests cutanés, tests de provocation orale.
En cas de réaction allergique immédiate et de bilan allergologique positif, les aliments responsables doivent être évités et l’évolution de l’allergie régulièrement réévaluée.
- En cas d’allergie, limiter l’exposition aux allergènes identifiés (pneumallergènes, allergènes alimentaires, allergènes de contact).
Demander un avis allergologique en cas de suspicion d’aggravation après une prise alimentaire, sans réaction immédiate initiale.
Prise en charge psychologique :
- La qualité de vie doit régulièrement être évaluée et une prise en charge psychologique doit être proposée aux patients atteints de dermatite atopique et à leur entourage proche, surtout en cas de maladie sévère.
- Une formation aux stratégies d’accueil des émotions et de gestion du stress peut être proposée.
La qualité de vie des patients atteints de DA peut être évaluée par différents scores dont le score DLQI, le SF-36 ou le EQ-5D et le CDLQI et l’IDQOL chez l’enfant.
- Prendre en compte le risque majoré de dépression, d’anxiété et de conduite suicidaire chez les patients atteints de dermatite atopique.
Si des symptômes dépressifs sont dépistés, une évaluation par le médecin traitant ou en milieu spécialisé est recommandée. En cas de risque suicidaire élevé, le patient doit être orienté vers un service d’urgences.
- Évaluer l’impact sur la vie de famille. L’impact familial est évalué par le DFI (Dermatitis Family Index). Les parents d’enfant atteint de DA rapportent un sentiment de culpabilité et d’échec car ils se sentent incapables de prévenir les poussées de DA et craignent que la maladie entraine une stigmatisation de leur enfant et diminue son estime de soi.
L’impact économique direct (achat de vêtements particuliers, de produits d’hygiène, d’émollients) et indirect (jours de congé parental) est également à prendre en compte.
ETP :
- Mettre en œuvre des programmes d'éducation thérapeutique chez les enfants et les adultes atteints de dermatite atopique.
Les programmes d’ETP ne doivent pas être standardisés mais adaptés aux besoins des patients en prenant en compte leur niveau socio-éducatif et leur milieu culturel. Ils doivent donc contenir une liste d’activités et un programme prédéfini grâce à une équipe soignante multidisciplinaire.
La composition d’un programme d’ETP est variable et peut comprendre :
- des sessions individuelles,
- des sessions collectives,
- des vidéos,
- plans d’action écrits.
NB.
Des modèles d’ETP en ligne (e-health) ont un impact similaire à celui des sessions individuelles à coûts réduits.
Voir la boîte à outils : liens utiles pour l’éducation thérapeutique
Éviter le tabac :
- Éviction du tabac chez les patients atteints de dermatite atopique et leur entourage.
Éviter les vêtements irritants :
- Éviter les vêtements irritants (par exemple la laine) afin de prévenir une aggravation de la dermatite atopique.
➜ Boîte à outils
➜ Recherche des Comorbidités pour tous les Patients